De Cuisine « Santé-Saveur-Satiété »
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Quand on parle de besoins nutritionnels, on désigne les éléments nécessaires aux différentes fonctions des milliards de cellules dont est constitué le corps humain, d’une part et à la quantité ainsi qu’à la qualité des nutriments que nous leur apportons, d’autre part. Ces nutriments sont produits de notre digestion, elle-même produite par la nourriture que nous ingérons.
La cellule est un élément de construction, exactement comme la brique peut l’être d’une maison ou le rondin d’un chalet… Mais c’est avant tout un organisme vivant, ce qui suppose qu’elle doit naître, se nourrir et se reproduire avant de mourir. Tout se passe au niveau de la cellule et tout dépend d’elle : notre santé, notre forme physique et morale, nos maladies, notre énergie, les processus de notre vieillissement. La plupart des gens ont tendance à penser que le simple fait de manger équilibré donne son content à la cellule… C’était vrai, jusqu’il y a 50 ou 60 ans, quand nous consommions les produits frais, mûris et cueillis sur place à la ferme.
Les vaches savaient encore le goût de l’herbe et les poules picoraient en liberté. Les produits de boucherie et laitiers n’étaient pas gorgés d’hormones et de farines aux origines douteuses. Nos agriculteurs avaient la conscience d’une agriculture raisonnable. Tout ça n’appartient plus qu’à la légende ou à quelques courageux qui donnent
encore un sens au mot culture et un goût à leur récolte. Et si la législation a mis son nez dans la surveillance des pesticides et des engrais, peut-elle prétendre que plus personne n’utilise ces poisons qui ont gravement dégénéré nos sols et leurs productions ? Quiconque osera nier que nos enfants vont devoir encore longtemps digérer nos productions à outrance et subir les conséquences de nos peu de scrupules lorsqu’il s’est agit d’intégrer les OGM, la mondialisation, et les fast-food ?
Quand l’industrie a pris sa place dans le domaine de l’alimentation, elle est entrée dans le cercle des grands changements de notre ère, mais avec la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et c’est là le drame. Le changement en soi est un fait incontournable, mais dans ce cas précis, il a apporté un profond déséquilibre dans l’alimentation… Même l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) déclare que nous ne trouverions plus dans notre assiette, en moyenne, que 25% des nutriments indispensables à notre santé…
Le fait est là. Nous devons rester vigilants et conscients des risques que la mauvaise nutrition fait courir à notre organisme. En l’étant, nous pourrons éviter le flot de maladies dégénératives déferlant depuis quelques années sur une partie de plus en plus large de la population. Si nous avons réussi à prolonger le temps de vie, ne serait-il pas intéressant de le rendre plus agréable en prenant les précautions qui s’imposent pour qu’il soit confortable le plus naturellement du monde ? Et une manière simple et saine ne serait-elle pas de se préoccuper un peu de ce que nous avalons ou, plutôt, de ce qu’on nous fait avaler pour le profit de certains et le déficit d’autres?
Notre nourriture peut être riche et nutritive si nous évitons quelques écueils flagrants. Autant que possible, nous pouvons préférer la nourriture naturelle – pommes de terre, quinoa, tofu, … – aux produits industriels – pizzas, plats tout préparés, sauces, etc. Et ce, pour différentes raisons.
- Les produits industrialisés sont forcément plus coûteux que les produits naturels puisqu’ils incluent les pertes dues à la transformation, la fabrication, le transport, etc.
- Les graisses hydrogénées (huiles, margarines, sauces qui en contiennent) tuent des dizaines de
milliers de personnes chaque année dans le monde industriel. Il y en a partout ou presque : plats cuisinés, fast food, conserves, sauces, barres chocolatées, desserts… De plus, les produits industrialisés contiennent beaucoup de sel et de sucre, deux tueurs lents, mais implacables ! Enfin, la plupart de ces plats, pour raisons économiques, contiennent du glutamate, un autre tueur. - L’achat de produits naturels et locaux favorise les agriculteurs proches de chez vous : pensez aux paniers de fruits et légumes, souvent biologiques, meilleur marché, variés et de bien meilleur goût que les fruits et légumes des grandes surfaces, produits à échelle industrielle et poussés à l’extrême !

Nos cellules gardent tout en mémoire et cette mémoire se transmet de générations en générations, s’installe au fil de nos ressentis et s’imprime dans notre ADN. Alors, cela ne vaut-il pas la peine de bichonner nos cellules pour qu’elles soient prêtes à recevoir tout ce que notre vie va leur envoyer de difficile ? Une cellule sainement nourrie, « nutrie », sera sans conteste plus apte à gérer les stress de notre vie et à réparer les dommages causés naturellement par ceux-ci. C’est en fait juste une question de bon sens et de respect de soi !
Par Bernadette GILBERT
Cuisine « Santé-Saveur-Satiété »




